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Sols viticoles : des sols vulnérables mais refuge de biodiversité

Posted at 11 avril 2018 | By : | Categories : Actualité | 0 Comment

Le groupe de travail sur la biologie de sols viticoles s’est réuni dans les locaux de l’INRA Paris (rue de l’université) le 6 avril 2018.

 

ELISOL environnement a été sollicité pour présenter ses activités « en vignes » au groupe de travail sur la biologie des sols viticoles coordonné par Lionel Ranjard (initiative IFV INRA).

La réunion du groupe de travail sur la biologie de sols viticoles était organisée dans les locaux de l’INRA Paris (rue de l’université) le 6 avril 2018.

 

 

Voilà maintenant 3 ans que la base de données environnées ELIPTO® est en place et que son exploitation permet de tirer des enseignements sur le fonctionnement biologique des sols à l’échelle nationale selon leurs caractéristiques pédo-climatiques et leurs usages. ELIPTO® concentre aujourd’hui plus de 5500 analyses de la nématofaune du sol dont environ 700 provenant de parcelles de vignes.

 

Riche de plus de 5500 accessions, ELIPTO®, la base de données environnées développée par ELISOL environnement comptait fin 2017 687 analyses de la nématofaune en milieu viticole sur un ensemble de 467 parcelles de vignes différentes réparties sur le territoire vignoble français.

L’étude de ces analyses révèle que, sur le territoire français, les sols viticoles présentent globalement des niveaux d’activité biologiques inférieurs aux sols de grandes cultures ou de prairies. En revanche ils recueillent une diversité d’organismes équivalente. Ces résultats soulignent que les sols viticoles sont vulnérables mais refuge de biodiversité. Une meilleure compréhension du fonctionnement biologique des sols viticoles et de l’impact des pratiques sont nécessaires pour préserver cette biodiversité et renforcer les services écosystémiques assurés par ces sols. Par exemple, dans le sud de la France, le maintien d’un couvert végétal temporaire durant l’hiver permet un meilleur développement de l’activité biologique des sols viticoles. Cet effet est plus marqué sur les sols non-calcaires et pierreux.

Au cours de cet après-midi, Lionel Ranjard a rappelé que « le niveau d’activité biologique et la diversité des organismes d’un sol ne sont peut-être pas directement reliés à la productivité des cultures mais ils sont liés aux services écosystémiques assurés par les sols, à la durabilité de leurs usages et plus généralement au patrimoine biologique d’un territoire ».

Ces journées ont également permis les interventions de M. Cannavacciuolo (ESA-Angers) sur l’indicateur d’activité biologique LEVA-BagMD et de M. Hedde (INRA UMR Eco&sols) sur le rôle de la meso- et macro-faune dans le fonctionnement biologique des sols.